1ère partie
Orientations revendicatives au Ministère de la Culture et
de la Communication
1 - Pour la défense et
le développement des SERVICES PUBLICS
1- 1 - Les Services Publics dans l’œil du cyclone :
Contre la logique du démantèlement
a) Le contexte international : Europe, AGCS, etc.
SUD Culture Solidaires revendique :
- une rupture radicale avec les orientations actuelles ultra-libérales
de la construction de l’Union Européenne, et qui sont
génératrices d’inégalités, de
remises en cause constantes des acquis des travailleurs et des
services publics.
- que les services publics soit affranchis des règles de
la concurrence, et qu’à ce titre ils soient reconnus
comme étant hors AGCS.
- que le service public culturel et toutes ses entités administratives
sous tutelle soit déclarés hors AGCS.
b) en France
Reprenant les revendications de l’union syndicale SOLIDAIRES,
SUD Culture Solidaires s’affirme :
- pour des services publics de qualité au service de l’intérêt
général.
- pour des services publics constituant des outils de proximité,
de qualité du service rendu et d’égalité au
service des citoyens.
- pour le maintien et le développement et l’amélioration
des mécanismes de péréquations tarifaires
(éléments essentiels de solidarité nationale).
- pour que les administrations publiques, les services publics
d’éducation, de culture, de recherche, de santé,
de transports, d’information, d’énergie et de
réseaux... jouent un rôle essentiel dans la réduction
et suppressions des inégalités, dans l’accès égalitaire
effectif à certains droits, dans l’aménagement
du territoire et dans un développement équilibré de
l’économie.
- pour que les services publics soient l’outil de gestion
de biens communs et soient à ce titre sortis de toute sphère
concurrentielle.
- pour que les nominations à la tête des services
publics soient basées sur des mandats transparents et préalablement
définis par l’Etat.
- pour la mise en œuvre de nouveaux modes de représentation,
de contrôle et d’évaluation des services publics.
- pour que, l’Etat, dans le système actuel malheureusement
marqué par le capitalisme, s’affirme comme le régulateur
indispensable des inégalités générées
par ce système même, et fasse contrepoids au marché en
assurant une juste répartition des richesses.
- pour un renforcement, une consolidation et une extension des
outils de solidarité sociale que peuvent être les
budgets publics, la fiscalité, les services publics ainsi
que leur amélioration et leur démocratisation.
- pour que les dépenses publiques soient mesurées à leur
utilité collective, culturelle, sociale et économique,
estimant qu’avant d’affirmer qu’il y a trop d’impôts,
il est indispensable de prendre en compte l’ensemble des
besoins sociaux et collectifs.
- contre une baisse de l’impôt sur le revenu qui ne
profite qu’aux personnes les plus aisées au détriment
de l’intérêt collectif de la société,
mesure qui aggrave les inégalités.
- contre un budget idéologique et clientéliste de
l’Etat basé sur des choix ultra-libéraux et
privilégiant les secteurs sécuritaires.
- pour la mise en place de modes de gestion des services publics,
démocratiques et participatifs, permettant notamment l’intervention
des représentants des salariés et, sous des formes à définir,
des usagers.
- pour que les services publics se montrent exemplaires dans le
domaine social (référence en matière de rémunérations,
de conditions de travail, de relations sociales, de droits des
travailleurs...)
- pour une amélioration des dispositions communes à l’ensemble
des fonctionnaires à travers un renforcement du statut général
de la Fonction Publique.
- contre une politique de réductions budgétaires
et une volonté gouvernementale de s’attaquer à l’emploi
public et à ses missions.
- pour l’arrêt des campagnes de dénigrement à l’encontre
des fonctionnaires «gaspilleurs et inefficaces » distillées
par le gouvernement et relayées par certains médias.
Et considère qu’il est primordial de lutter, au-delà des
campagnes sectorielles de défense des services publics, pour
que de fortes convergences apparaissent entre les différents
secteurs en lutte.
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1- 2 - Contre les outils du démantèlement des Services
Publics
a) la réforme de l’Etat
La réforme en cours de l’Etat, sous couvert d’amélioration
du rendu aux usagers des services publics, n’est en fait qu’une
machine de destruction de ces mêmes services, via :
- le resserrement des missions de l’Etat, et donc de chaque
département ministériel, sur les seules tâches
de pilotage des programmes nationaux, laissant à d’autres
entités (collectivités locales, établissements
publics, entreprises privées,...) le soin de leur mise en œuvre,
qui est pour nous un désengagement clair participant à la
logique ultra-libérale ambiante - celle du « moins
d’Etat social» - et entérinant ou générant
les inégalités.
- la revue à la baisse des moyens financiers des services
publics, mis en exergue afin de convenir à « l’éthique » d’une
Europe libérale, qui a pour conséquences moins de
moyens humains et matériels et partant moins de services
publics (suppression de services d’urgence de proximité,
de bureaux de postes, d’écoles primaires, etc.).
- la mise en place d’une administration de plus en plus uniquement informatisée
et dématérialisée face aux usagers est une
avancée pour une facilité accrue des démarches
administratives, mais d’une part accentue les inégalités
entre les usagers en ne prenant pas en compte la réalité de
la fracture numérique (fracture due à l’inégalité des
moyens financiers des citoyens - les équipements de nouvelles
technologies étant extrêmement onéreux - et
les moyens de formation à ces mêmes équipements)
et d’autre part sert de prétexte à la suppression
d’emplois publics de proximité.
- les projets en cours de réforme du statut qui laissent également
entrevoir des risques de disparition de spécificités
en fonction des filières, de suppressions de certaines filières
au sein des ministères, et donc de disparition de
certaines missions et emplois.
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b) la LOLF
La LOLF (nouvelle loi de finances) est, au-delà d’une
nouvelle nomenclature du découpage du Budget de l’Etat,
le bras armé de la réforme de l’Etat permettant
la mise en place de la politique de gestion par la performance des
résultats plutôt que par une attribution de moyens.
Elle a pour but avoué les réductions du nombre d’emplois
publics ainsi que des dépenses publiques, qui auront pour
conséquence une diminution des services rendus. Elle met en
place de façon technique la logique de contractualisation à tous
les niveaux des actes administratifs, y compris dans les rapports
de tutelles des différentes entités administratives
et dans les relations de travail entre les agents.
SUD Culture Solidaires revendique :
- une amélioration et une modernisation des services publics
qui soient porteuses de progrès social et non pas un prétexte à la
réduction de ces services et à la recherche d’une
productivité des agents uniquement fondée sur des
organisations du travail de plus en plus hiérarchisées
et basées sur la performance individuelle et la rémunération
de cette performance.
- une logique de besoins auxquels on alloue les moyens afférents,
pour le calcul annuel du budget des services publics. Nous nous
inscrivons donc contre la logique de la LOLF qui instaure, elle,
une logique de résultats.
- le retrait du principe de fongibilité dite asymétrique
en ce qui concerne les dépenses en matière de personnels à l’intérieur
d’un programme. Ce dernier consistant à pouvoir faire
passer des crédits alloués aux dépenses de
personnels vers d’autres lignes afin de les abonder - ce
qui revient à pouvoir diminuer la ligne de dépenses
de frais de personnels - , mais ne permettant pas de faire
le contraire, c’est à dire d’augmenter d’un
euro la ligne de crédits pour les dépenses de personnels.
- la mise en place de garde-fous quant à la tentation qu’auront
toutes les entités administratives du MCC (comme ailleurs)
d’embaucher moult vacataires, contractuels, etc. (c’est à dire
des personnels non-fonctionnaires) en lieu et place d’emplois
permanents relevant clairement des missions permanentes de l’Etat.
En effet, dans le cadre de la LOLF les crédits de frais
de dépenses de personnels sont globalisés (personnels à statut,
vacataires, contractuels, etc.). Il sera donc beaucoup plus facile
d’avoir recours à des personnels précaires,
puisque l’opération sera comptablement moins visible.
Ceci peut apparaître comme une véritable aubaine pour
des services en sous-effectifs chroniques et à qui l’Etat
refuse des emplois statutaires. Nous revendiquons donc la création
d’outils susceptibles de mettre à jour les possibles
dérives et de les enrayer.
- la mise en place de négociations des indicateurs de résultats
de chaque programme et sous-programme avec tous les personnels
concernés et avec les usagers du service public concerné.
Ceci afin d’avoir quelques garanties sur le fait que ces
indicateurs de résultats n’aillent pas dans le seul
sens d’une réduction et mise à mal du service
public, mais bien dans celui d’une réelle adéquation
de ses services aux besoins des usagers d’une part, et aux
conditions de travail et intérêt des agents d’autre
part.
- la mise en place de réelles formations sur la LOLF
et ses conséquences au quotidien, dans toutes les entités
MCC. Ces formations devant aller bien au-delà des séances
d’information actuelles.
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c) la décentralisation
Vendue à l’opinion publique sous le slogan de « démocratie
de proximité », la décentralisation qui
se met en place n’a qu’un objectif : le désengagement
de l’Etat dans nombre de services publics et la baisse de l’impôt
sur le revenu. Sa mise en place a progressivement été rejetée
par les collectivités territoriales de tout bord, qui ont
pris conscience qu’elle passerait soit par une augmentation
massive des impôts locaux soit par l’abandon de pans
entiers de services assurés au public, abandon que l’Etat
ou le public pourront ensuite mettre sur le dos des collectivités
concernées. La décentralisation est donc un des moyens
que s’est donné ce gouvernement comme outil du démantèlement
des Services Publics. Au ministère, cela se traduit, pour
l’instant par :
- Le transfert aux régions des services de l’Inventaire
- soit moins de 300 agents -, ce transfert est particulièrement
injustifiable quand on sait que les services de l’Inventaire
font partie de la chaîne patrimoniale, en effet ceux ci sont
chargés de la connaissance du patrimoine et de son inventaire,
ils sont donc à la base du travail des CRMH et des Services
Régionaux de l’Archéologie, en outre toutes
recherches effectuées depuis 40 ans, toutes les bases de
données, toute la documentation, archives photos sont transférées,
c’est littéralement le cassage du service public patrimonial
par son éclatement... (Mais les suites de réorganisations
que nous vivons actuellement démontrent bien que l’Inventaire
n’était que le premier maillon d’un détricotage
général des services patrimoniaux déconcentrés
et au-delà de toutes les DRAC et SDAP...)
- La cession aux collectivités locales des monuments historiques
appartenant à l’Etat, cela pourrait toucher près
de 500 agents si les collectivités locales sont candidates à cette
cession gratuite ; sauf exception notable ( château
du Haut-Koenigsbourg), le Centre National des Monuments se défausse
essentiellement de monuments non « rentables »,
piétinant allègrement les notions fondamentales du
service public des monuments historiques, coopérative permettant
d’équilibrer les monuments qui accueillent beaucoup
de visiteurs avec ceux qui en accueillent moins. Actuellement il
semble que cette démarche assortie à des contraintes
de service public vers les collectivités suscite des demandes
d’informations des collectivités concernées
mais peu de candidatures fermes.
SUD Culture Solidaires revendique :
- l’arrêt de tout le processus de la décentralisation
actuelle et la mise en place d’un groupe pluridisciplinaire
( Etat, collectivités locales, syndicats, associations)
pour que la répartition des compétences soit l’objet d’un
large débat permettant d’organiser au mieux et de
synchroniser les services publics qu’ils soient locaux ou
déconcentrés.
Si elle se fait, la décentralisation doit se faire :
- avec les garanties nécessaires à l’égalité des
droits et à la péréquation entre tous les
territoires ; et pour cela la déconcentration qui est
son corollaire doit d’abord être renforcée et
bénéficier de moyens humains et financiers indispensables à ses
missions de contrôle, d’évaluation, d’impulsion,
d’allocation des subventions pour la création contemporaine
et d’aides diverses aux projets d’action culturelle
de proximité mais aussi à ses missions d’opérateur
que les services déconcentrés doivent retrouver,
- avec des transferts de crédits en rapport avec le transfert
de charges,
- sans détérioration des conditions d’emploi
pour les agents de l’Etat acceptant de passer au statut d’agents
de la Fonction Publique Territoriale, et donc avec un alignement
sur le statut des agents de la Fonction Publique d’Etat ;
le droit d’option et donc de refus existant par ailleurs,
celui-ci ne devant pas aboutir à un déplacement obligatoire
ayant pour conséquence la détérioration évidente
des conditions de travail et de vie.
- sans développement du recours à des salariés
précaires de tous statuts pour effectuer des missions culturelles
de proximité.
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d) la réforme de la notation/évaluation des agents
publics
Le 29 avril 2002 est lancée par décret une réforme
de l’évaluation/notation des fonctionnaires applicable à partir
de 2005. Dès sa publication, SUD Culture Solidaires a contesté cette
réforme et a refusé de participer aux réunions
de « dialogue social » visant à aménager à la
marge le projet alors que rien n’était négociable
ou améliorable au niveau du Ministère de la Culture
et de la Communication.
En effet, cette dernière instaure un contrat individuel entre
le fonctionnaire et sa hiérarchie par le moyen de la fixation
d’objectifs assignés pour une année donnée.
Ce processus tend à une plus grande individualisation des
carrières par le biais de bonus ou de malus attribués
selon la « performance ». Tout ceci dans une
volonté gouvernementale de baisse des effectifs de la Fonction
Publique, de mise en concurrence des individus dans leur collectif
de travail et d’individualisation des traitements par la variabilité des
primes selon le « mérite » de l’agent...
l’Etat, ne voulant pas consacrer plus d’argent à l’emploi
public, il s’agit bien de construire un système permettant
des augmentations individuelles de salaires, et non plus collectives,
en sélectionnant les agents « méritants » par
le biais de l’évaluation (tout ceci dans un cadre budgétaire
si contraint qu’il devient impossible, même en suivant
la logique de « performance », de « récompenser » tous
les « bons éléments » ! !).
Le vocabulaire qui accompagne cette réforme n’est d’ailleurs
pas anodin : « mérite », « contractualisation », « récompense », « valeur », « résultats », « fonctionnaire à distinguer »...
Nous échappons encore à « performance » mais
cela ne saurait tarder !
Le principe d’une notation des fonctionnaires n’est
pas neuf, il a été institué dés 1959.
Le caractère infantilisant et la part de règlement
de compte que ce système génère existait déjà.
Mais les conséquences sur la carrière étaient
amoindries par l’octroi de bonifications collectives attribuées
en CAP (passage en CAP qui désormais n’existe plus,
sauf en cas de litige), et l’usage imposé par le contre
pouvoir en CAP qui permettait d’annihiler partiellement l’individualisation,
les notes progressant avec l’ancienneté et la carrière,
même si l’augmentation de la note était déjà la
clé d’un système qui, sur le papier, visait
au même objectif : individualiser la rémunération
et donc, à plus ou moins long terme, récompenser
une certaine « manière de servir » et
pas le travail en équipe qui préside à l’exercice
du service public le plus efficace pour les usagers .
Quant à l’avancement de grade, les remous causés
après chaque annonce des promus en disaient long sur le sentiment
d’injustice ressenti par les promouvables (le ratio promus
/ promouvables en disant long sur les choix de gestion des déroulements
de carrière à l’intérieur des corps !).
La réforme nouvelle étend l’application du système
des promotions de grade, aux promotions d’échelons,
avec pour « bonus » de pouvoir ralentir la
carrière d’agents sous le motif d’insuffisance
là où, avant, il fallait prouver une faute professionnelle.
La partie « entretien/évaluation » sera
applicable et obligatoire pour tous les agents publics, fonctionnaires
ou non-titulaires. Par ailleurs le projet de réforme du statut,
encore dans les tiroirs, prévoit que dans cinq ans la notation
n’existera plus et l’évaluation sera tout !
SUD Culture Solidaires revendique :
- la suppression de la notation et de l’évaluation
pour tous les agents publics comme moyen de « mesure » pour
l’évolution de carrière, ceci impliquant l’ancienneté comme
principal critère d’avancement.
- le retrait de la réforme de la notation/évaluation
actuelle.
- dans la mesure où celle-ci est en place :
- l’arrêt de l’octroi personnel de bonifications
concernant le passage d’un échelon à l’autre,
et la mise en place systématique de bonifications collectives,
- la transmission systématique à l’agent
de tous les documents participant à son évaluation
et à sa notation,
- l’information des agents sur les identités (en
terme de fonction) de leurs évaluateurs et notateurs.
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2 - L’évolution
structurelle du MCC, dans la logique de la réforme de l’Etat
Mise en place sous couvert d’une modernisation de l’Etat
(dont nous ne nions pas la nécessité si elle est faite
dans l’intérêt des citoyens), nous refusons que
la réforme actuelle de l’Etat apporte avec elle ses
prévisibles (et déjà visibles) méfaits, à savoir :
- le développement excessif de la recherche de ressources
propres (sponsors, mécénat, etc.) pour financer tout
ce qui n’est pas fonctionnement (exemples : une expo,
un achat d’œuvre, une restauration, la mise en place
d’un projet d’activité pédagogique, etc.),
- un redéploiement des crédits autorisés pour
les personnels vers les autres crédits autorisés
dans un programme parce que ceux-ci auront été sous
dotés,
- l’externalisation des missions vers des sociétés
prestataires de service afin que les salariés qu’elles
emploient n’apparaissent pas au sacro-saint Budget de l’Etat
- et mettant ces salariés dans une précarité sociale
accrue par les renouvellements perpétuels des marchés
de ces prestations,
- la multiplication des établissements publics opérateurs
sans les moyens financiers et humains adéquats à leurs
missions et avec de nombreux risques de parcellisation des missions,
d’inexistence d’exercice de tutelle et de gestion et
traitement inégalitaires des personnels, ce qui ne pourrait
aboutir à plus ou moins court terme qu’à des
services publics à plusieurs vitesses et à des prestations
culturelles de plus en plus onéreuses pour les usagers,
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3 - Budget du MCC et financement
du Service Public culturel
SUD Culture Solidaires revendique :
- Le budget du MCC doit être revu fortement à la hausse
non seulement pour couvrir le fonctionnement des services et des
grands établissements publics institutionnels mais aussi
pour donner de nouvelles perspectives en matière d’investissement, d’aide à la
création et aux arts vivants, aux pratiques culturelles
amateurs et à l’éducation populaire, à l’enseignement
et à la recherche, à la mise en valeur des patrimoines,
aux expositions et à la médiation culturelle, à l’aménagement
du territoire, etc.
Les équipements, les offres culturelles, l’histoire
nationale, les lois rassemblées maintenant dans le code du
patrimoine, ont préservé les paysages français
et sa culture, et sont pour beaucoup dans le fait que la France
soit une des premières destinations touristiques. Les retombées
en termes économiques, en termes d’emplois sont bien
supérieures à l’investissement consenti par l’Etat
et les collectivités territoriales, et cette « rentabilité » doit
en retour avoir des retombées sur le budget collectif consenti
pour la Culture (terme pris dans son sens le plus large) pour
servir au développement des missions de service public tels
que la démocratisation, le développement d’actions
vers des publics pour lesquels l’accès à l’Art, à sa
pratique et à la Culture restent difficiles voire impossibles,
etc.
De l’augmentation du budget dépendent aussi les mesures
en faveur des personnels, tant en terme de créations d’emplois,
de réduction du temps de travail, de résorption de
la précarité, de repyramidage des corps et des filières,
de mesures indemnitaires et catégorielles, de formation, d’action
sociale, de conditions de travail, etc.
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4 - Les salariés du
MCC
4 - 1 - Effectifs et sous-effectif
SUD Culture Solidaires revendique :
- des effectifs en rapport avec toutes les missions dévolues
au MCC, sans restriction de ces dernières.
- le calcul des effectifs, et donc du budget du MCC en terme de
personnels, non pas sur les seuls emplois vacants (chiffres ne
reflétant absolument plus la réalité des besoins)
mais sur l’estimation fiable et concertée des nécessités
des services recensées annuellement.
- le remplacement de tous les départs en retraite (et donc
la non-application de leur remplacement à la mesure de 1
sur 2 voire 1 sur 3).
4 - 2 - Le développement de la précarité sous
de nouvelles formes
Nous assistons, depuis la mise en place du protocole de 1999 faisant
suite au mouvement social au MCC pour la création d’emploi
et contre la précarité, à un développement
de nouvelles formes de précarité, notamment par le
biais :
- de recours massifs aux temps incomplets, ce que nous avions dès
le début pointé comme la faille évidente du
système : en effet, stoppant le plus possible le recours à des
vacations permanentes, il ne restait plus aux différentes
entités administratives qu’à recruter des vacataires
permanents à temps incomplet, - ce qui est permis par le
statut dans des cas justifiés et encadrés - en découpant
des temps complets en plusieurs tranches horaires. La mise en place
d’une nomenclature, votée en CTP locaux, ne suffisant
pas à enrayer cette dérive (il apparaît qu’aujourd’hui
près d’un salarié sur dix est employé à temps
partiel au MCC).
- de recours aux vacataires saisonniers ou occasionnels sur des
emplois correspondant à des missions permanentes de l’Etat,
sur des contrats renouvelés pour les mêmes personnes
(en respectant le délai de carence exigé), ou pire :
sur des contrats courts (parfois moins de 3 mois pour ne pas avoir à payer
les indemnités chômage) renouvelés avec un
nouveau salarié que l’on renvoie pour en réemployer
un autre ad libitum...
- de mise en place d’externalisation des missions. La volonté de
développer ce type d’emplois (qui va bien dans le
sens de la politique générale du gouvernement sur
le resserrement des missions de l’Etat) revient désormais
de façon claire et sans aucun masque dans les discours du
ministre et de son administration.
SUD Culture Solidaires revendique :
- l’arrêt du recours à des personnels précaires
sur des emplois relevant de missions permanentes de l’Etat.
- l’intégration directe et sans concours de tous les
emplois précaires de la Fonction Publique.
- l’intégration des personnels précaires permanents
n’ayant pas été intégré par le
biais des concours internes réservés mis en place
ses dernières années (ce processus étant arrivé à son
terme avec la fin du plan Sapin).
- l’arrêt du recours à des prestataires de services
autrement que pour des missions ponctuelles et l’intégration
- sur des statuts fonctionnaires quand ils existent ou sur des
contrats à durée indéterminée dépendants
directement des établissements - des salariés qui
exercent parfois depuis de longues années les mêmes
fonctions dans les mêmes établissements ou services,
au fil des renouvellements des marchés et souvent dans des
emplois les plus pénibles et les moins qualifiés.
- la requalification en CDI de tous les salariés CDD de
droit public (ce dès que les textes découlant de
la loi du 13 juillet 2005 s’avèrent prêts) comme
de droit privé qui exercent des fonctions permanentes n’étant
pas dévolues à des corps de fonctionnaires et l’application
aux agents contractuels (CDI comme CDD) des dispositions analogues à celles
dont bénéficient les titulaires notamment en terme
de mobilité, de transparence, de grille salariale....
- la mise en place d’une convention de type « convention
collective interministérielle » pour les contractuels
sur emplois de la Fonction Publique, ceci afin d’entériner
des grilles de salaires transversales, ainsi qu’un déroulement
de carrière qui n’existent pas aujourd’hui.
- l’interdiction des temps partiels imposés lorsque
ceux-ci ne sont créés que pour cacher des manques
de créations d’emplois stables et à temps complet.
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L’observatoire de la précarité au MCC
et son devenir
On arrive désormais à un tournant dans l’exercice
du suivi du protocole de fin de grève (« l’observatoire
de la précarité » ayant été mis
en place, comme rendez-vous régulier entre les organisations
syndicales du MCC et le ministre, suite à la grève
de 1999 pour les emplois et contre la précarité au
MCC). Il s’agit que cette réunion annuelle change à la
fois de forme et de fond, notamment à cause de la fin du plan
Sapin sur la résorption de la précarité, et
ne soit plus l’occasion d’égrener les résultats
d’une prétendue politique d’éradication
de la précarité au MCC, agrémentée d’une énumération
de chiffres approximatifs autant qu’invérifiables.
Pour SUD Culture Solidaires, depuis 1999 il y a eu au MCC, en terme
de résorption de la précarité des avancées,
des échecs et des réussites dans l’application
du protocole de fin de grève. Il y a eu aussi des manques
au protocole qui se sont révélés a posteriori
de sa signature, comme par exemple le cas des vacataires enseignants
ou bien le cas des CDD sur emplois (cas de figure qui trouve une « solution » bancale
avec la loi du 13/07/2005).
- Il nous apparaît plus qu’urgent que l’administration
mette en place une structure de suivi, et qui aurait pour mission
dans un premier temps de faire le point de l’état
des lieux et de l’évolution de chaque « dossier » précarité abordé depuis
1999, ainsi que sur leur probable devenir : CDD sur emplois,
vacataires permanents, bénéficiaires de la bourse
de l’emploi, vacataires saisonniers, occasionnels, vacataires
enseignants, emplois aidés, associatifs, Berkani... sans
oublier ceux qui font toujours défaut dans le décompte
de l’administration : les salariés des sociétés
extérieures qui travaillent sur les sites, et les stagiaires
non-rémunérés alors qu’ils effectuent
des tâches relevant des missions permanentes de l’Etat
(dont on observe dans les deux cas le développement).
- Dans un deuxième temps, cette structure devra avoir pour
objet d’une part la définition et mise en place d’outils
de suivi et de « maîtrise » des effectifs
de la précarité : Cahiers entrées-sorties,
nomenclature des temps incomplets, bilans sociaux, suivi des stagiaires,
recensement des non-titulaires dont on a pu constater la non-fiabilité actuelle,
etc. Tout ceci afin d’être enfin en mesure de faire
un examen critique de la situation qui puisse servir d’expertise
pour les demandes d’emplois du MCC, pour la résorption
des personnels précaires et la non-reconstitution de la
précarité.
- Et d’autre part, la mise en place d’outils « sociaux » (ou
l’officialisation, ou le rappel d’outil déjà en
place et méconnus ou inemployés) : instructions
transversales (exemple : celle existant sur l’obligation
de remplir les feuilles ASSEDIC), taux transversaux de rémunération
horaire des vacataires (et augmentation de l’indice de façon
régulière), grilles transversales de rémunération
pour les contractuels sur emplois, charte « clauses
sociales » pour les sociétés extérieures
et prestataires de services, CCP, CHSCT de site, etc. qui amélioreraient
les conditions de travail et d’emplois des agents non-titulaires
de la Fonction Publique.
- En ce qui concerne le plan Sapin : nous revendiquons que
l’employeur se donne les moyens de savoir combien de
salariés précaires sont restés sur le carreau
et n’ont pas été intégrés par
le biais des concours internes réservés et recrutements
sans concours, et trouve les moyens financiers (créations
d’emplois) pour résoudre d’une façon
favorable aux personnes concernées, les cas de non-dé-précarisation,
quelles que soient les situations.
- SUD Culture Solidaires revendique aussi que désormais
l’observatoire de la précarité se déroule
au sein du CTPM et que l’emploi au sein du MCC et de ses
entités soit débattu annuellement dans les instances
de concertation tant au niveau local que national.
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5 - Les salaires
SUD Culture Solidaires revendique :
- une forte revalorisation de la valeur du point d’indice
et un rééquilibrage vers le haut des grilles indiciaires
dans la Fonction Publique et dans les entreprises publiques et
du point ou du taux horaires pour les salariés du secteur
privé.
- un rattrapage des pertes cumulées de pouvoir d’achat
pour les salariés (titulaires, non-titulaires et du secteur
privé) de la Fonction Publique.
- une réduction de l’éventail des revenus.
- une augmentation prioritaire des salaires les plus faibles (ce
qui passe par des procédés de repyramidage des corps
et par la mise en place de nouvelles grilles - cf. le chapitre « statutaire » de
cette résolution revendicative).
- un salaire de départ obligatoirement supérieur
au SMIC revendiqué (SMIC revendiqué = 1500 euros
2005).
- pour les vacataires : une augmentation des taux horaires
actuels et la mise en place d’une prime de précarité (comme
cela existe dans le secteur privé).
- l’arrêt des contrats de vacation de moins de trois
mois mis en place par certaines entités administratives
du MCC afin de ne pas être redevable du chômage en
fin de vacation.
- une enquête IGA sur le paiement (ou pas) des indemnités
chômages des vacataires, les syndicats de la Culture devant être
destinataires - entre autres - du rapport final.
- l’intégration des primes dans le salaire.
- le rejet de toute rémunération au mérite
(notamment par le biais de certaines primes de fin d’année
, ou les réductions de temps octroyées entre deux échelons établies
sur la base de la notation de l’année antérieure).
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6 - Les retraites
SUD Culture Solidaires revendique :
- dans un premier temps, le retour du droit à une retraite
pleine et entière à 60 ans (et aux 37,5 annuités)
pour toutes et tous, et dès 55 ans pour les travaux pénibles.
- le retrait de la loi Fillon. Ainsi que la non-application des
perspectives pour 2020 (c’est à dire : la nécessité d’avoir
accompli 42 annuités pour avoir une retraite complète).
- le maintien et l’amélioration du régime de
retraite par répartition.
- un revenu de retraite au-delà du SMIC revendiqué pour
tous et toutes.
- le retour à l’indexation des pensions à la
valeur du point d’indice (conjugué à la hausse
conséquente de celui-ci ) et l’arrêt du conditionnement
de l’évolution des retraites à l’augmentation
des prix hors tabac.
- le maintien des statuts et régimes particuliers (SNCF,
EDF-GDF, emplois réservés, enseignement, etc.).
- le retour provisoire, tant que les inégalités de
retraite entre les hommes et les femmes subsisteront, à la
bonification par enfant pour toutes les femmes fonctionnaires.
- une information claire de l’administration du MCC, quant
aux différents régimes complémentaires auxquels
les agents (titulaires ou non-titulaires) cotisent, et les droits
qu’ils peuvent en attendre.
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7 - Le statutaire
- De manière générale, nous revendiquons :
un seul grade par corps pour un déroulement de carrière
linéaire, le repyramidage de toutes les filières,
l’intégration des primes au salaire, la suppression
de la notation, la suppression de l’évaluation telle
qu’elle a été instaurée en 2004, l’évolution
des métiers, la transparence dans les régimes indemnitaires,
etc.
- Filière administrative
C’est la filière la plus répandue, puisqu’on
la retrouve à l’identique dans les trois fonctions publiques :
Etat, Collectivités Territoriales et Hospitalière.
Elle comprend au ministère plus de 4000 agents.
Au vu de cette situation, élaborer un chapitre revendicatif
ne peut se faire qu’en partenariat avec les autres organisations
de l’union syndicale Solidaires Fonction Publique et Assimilés,
travail que nous aurons à conduire pendant les trois ans à venir.
Néanmoins nous pouvons élaborer quelques pistes afin
de porter nos revendications auprès de l’union syndicale
et élaborer des revendications qui peuvent être réalisées
au ministère :
Catégorie C : suppression de l’échelle
III ( agents administratifs), par transformation des emplois en adjoints
administratifs, avec critère de recrutement sans diplôme.
En attendant « un seul grade par corps pour un déroulement
de carrière linéaire » demande de repyramidage
massif des emplois afin que chacun puisse accéder au dernier
grade du corps.
Transformation d’emplois de catégorie C en B
pour assurer la promotion sociale.
Catégorie B : repyramidage massif des emplois afin que
chacun puisse accéder au dernier grade du corps.
Transformation d’emplois de catégorie B en A pour assurer
la promotion sociale.
Catégorie A :prise en compte de l’ancienneté lors
du passage de B en A, repyramidage massif des emplois afin que chacun
puisse accéder au dernier grade du corps.
Modification de l’examen de principat en y incluant un écrit
anonyme (comme pour l’examen de secrétaire administratif
de classe exceptionnelle).
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- Filière accueil, surveillance et magasinage
C’est la seule filière sur laquelle un travail collectif
a pu être mis en place au sein d’un groupe de travail
SUD Culture Solidaires. De plus, un mouvement de grève sur
le repyramidage (qui a abouti à des avancées, mais
qui n’a pas été totalement satisfaisant pour
SUD Culture Solidaires en terme d’aboutissement des revendications
des personnels de cette filière) cette dernière nous
a permis d’affiner nos analyses et revendications.
Cette filière : aujourd’hui quelle est-elle ?
Une réalité multiple qui est due à la fois à l’évolution
des missions, des métiers, des demandes diversifiées
du public, des formations initiales des personnels qui en font partie,
etc. et aussi des sites où sont affectés les agents :
monuments, écoles et conservatoires, bibliothèques,
musées, archives, directions régionales, administrations
centrales ; c’est à dire partout au sein du Ministère
de la Culture et de la Communication. Et une hypocrisie qui règne
sur des missions non reconnues car hors statut mais bien réelles.
SUD Culture Solidaires revendique :
- l’urgence :
- de revoir et réécrire les statuts des corps
de la filière et faire évoluer les missions et
les fonctions en les redéfinissant,
- de reconnaître les qualifications, les acquis de l’expérience
et les formations,
- de revoir les épreuves des concours et les épreuves
orales des recrutements sans concours écrit,
- de revoir les pourcentages des différents grades à l’intérieur
d’un corps,
- de revoir la formation post-recrutement et la formation continue,
- supprimer l’uniforme et doter les agents de bons «habillement
et représentation face public» revalorisables
annuellement.
- l’assurance de la reconnaissance de la filière dans
les missions du service public culturel,
- un repyramidage de la filière par la transformation d’emplois
de catégorie C en catégorie B et A avec pour objectif
d’atteindre à court terme : 60% en catégorie
C, 25% en catégorie B et 10% en catégorie A. Et revoir
les déroulements de carrières par une revalorisation
indiciaire. Il faut aussi supprimer au profit du corps des ADASM,
le corps des ATASM en transformant massivement et sur une
courte période les emplois et permettre le recrutement externe
sans condition de diplôme pour le corps ADASM.
- la révision de la totalité des grilles indiciaires
et des régimes indemnitaires de l’ensemble de la filière,
et une amélioration en conséquence des taux de rémunération
des non-titulaires :
- revalorisation les primes de sujétion
- revalorisation de l'IAT, de l'IFTS, des IHTS
- revalorisation annuelle parallèle des taux de rémunérations
des non-titulaires intégrant les primes
- un meilleur déroulement de carrière par la
revalorisation indiciaire des différentes catégories
dans le cadre transversal de la Fonction Publique
- une revalorisation annuelle du tarif de l’heure « mécénat »
- En ce qui concerne les autres filières présentes
au MCC, des groupes de travail interne devront élaborer
d’ici trois ans un revendicatif qui sera soumis au Conseil
des Sections.
Filières ministère Culture/filières scientifiques,
(documentation, conservateurs), métiers d’art, enseignement
et recherche, sont sur deux ou trois ministères, elles couvrent
des grilles indiciaires de catégorie B et A, le Ministère
de la Culture est le gestionnaire et le garant de ces statuts, il
nous appartiendra lorsque notre implantation sera plus forte dans
ces métiers d’élaborer des revendications propres à ceux-ci.
Filières Ministère Culture/ Education Nationale / filières
Bibliothèques : l’Education Nationale en est la
gestionnaire, elles couvrent 5 grades : magasinier, bibliothécaire
adjoint, bibliothécaire spécialisé, conservateur,
conservateur général.
Filières ouvrière et technique : comprend en
réalité deux filières très distinctes :
- la filière ouvrière, filière interministérielle
sinistrée en création d’emplois car de plus
en plus externalisée, elle a été réduite
massivement au MCC. Encore nombreux à l’Education
Nationale dans les collèges et lycées, ils viennent
d’être décentralisés vers les régions,
risque d’externalisation dans quelques années...
Revendication principale : ouverture sur la catégorie
B, arrêt d’externalisation... et mêmes revendications
que pour les catégories C administratives.
- La filière technique : propre au ministère
techniciens et ingénieurs, une filière qui a perdu
sa catégorie C, les commis dessin et les adjoints techniques
des bâtiments de France ( aides comptables du bâtiment)
ont été pour des raisons de simplification administrative mélangés
avec les adjoints administratifs ! Rétablissement de
la filière complète, même revendication que
pour le B administratif.
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8 - Les instances de dialogue
social
8 - 1 - Du dialogue social en général
SUD Culture Solidaires revendique :
- des règlements intérieurs en avancée par
rapport au règlement intérieur type proposé par
la Fonction Publique.
- des autorisations d’absence plus conséquentes que
celles attribuées actuellement (1 jour + un temps égal à celui
de la réunion) pour les siégeants représentants
du personnel afin qu’ils effectuent leur travail syndical
concernant l’instance dans laquelle ils siègent :
préparation, compte-rendu, visites - hors les visites avec
l’administration -, consultation des personnels, travail
de fond sur les dossiers. Pour SUD Culture Solidaires, un quota
de 8 jours venant en supplément des autorisations actuelles
est nécessaire.
- que tous projets portés devant les CTP ou CHS pour consultation
et recevant majoritairement la désapprobation des personnels,
soit systématiquement revus par l’administration,
modifiés et présentés lors d’une nouvelle
séance.
- que les personnels soient directement consultés sur tous
les projets ou dossiers qui impliquent à cour, moyen ou
long terme des modifications dans leurs missions, leurs conditions
de travail, leurs plannings ou horaires, leur rémunération
ou leur évolution de carrière.
- que les PV de séance et les relevés de décisions
(lorsqu’ils existent) soient facilement accessibles à tous
les personnels : mise en ligne, affichage pour les documents
courts, information des personnels concernant l’endroit où ils
peuvent consulter l’intégralité des documents.
- une formation payée par l’administration sur ces
instances (portant sur le juridique, les enjeux administratifs,
leur place dans la chaîne décisionnelle, etc.), et
proposée aux siégeants des CTP, des CAP et des CA
(la formation sur le CHS étant déjà un acquis)
- représentants du personnel et de l’administration.
- plus que 2 CTP ou CHS par an et sur des séances ne dépassant
pas la demi-journée (non aux instances marathon).
- que, lorsque la séance ne peut se tenir faute de quorum
atteint, la deuxième réunion proposée par
l’administration soit convoquée 8 jours au moins à l’avance (afin
que l’administration ne puisse proposer une nouvelle convocation
pour le lendemain même ˆ en effet, les cas de quorum
non atteint sont rares et souvent dus à des difficultés
réelles de présentation, ou encore à un boycott ˆ parfois
pour envoi trop tardif des documents par l’administration
ou encore pour grève nationale ou locale).
- que les experts puissent assister et prendre part aux débats
sur un, plusieurs ou tous les points.
Cette liste nécessite, afin d’être complétée,
un calendrier de travail revendicatif à mener durant trois
ans. Celui-ci nous permettrait d’aborder des revendications
transversales au secteur privé et au secteur public sur des
modes d’élections aux instances de dialogue social,
sur le niveau de prise en compte de l’avis des personnels par
l’employeur, etc.
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8 - 3 - Revendications spécifiques sur le CHS
Dans la Fonction Publique
Les règles et lois sur l’hygiène et la sécurité au
travail dans la Fonction Publique n’ont pas toujours été ce
qu’elles sont actuellement, et ces notions, mal encadrées,
n’ont été pendant longtemps prises en compte
qu’à la marge.
Le statut général des fonctionnaires qui prévoyait
une visite médicale de contrôle lors de l’entrée
en fonction de l’agent ou lors de l’octroi d’un
congé maladie de longue durée était à peu
près le seul texte qui y faisait allusion, et les actions
médico-sociales organisées par quelques administrations
(dépistages divers, campagne de vaccination...) étaient
les seules formes de médecine préventive...
Il s’agissait alors d’une couverture minimum, variable
(donc inégalitaire) suivant les départements ministériels,
et ne faisant aucune relation entre les conditions de travail des
personnels et leur santé.
En 1976 on donna au Comités Techniques Paritaires la compétence
pour traiter de ces problèmes.
Mais, sans textes législatifs forts et sans moyens, cette
décision ne constituait qu’une solution bâtarde
qui n’a donné que des résultats très limités,
voire nuls.
Il a fallu attendre 1982 (décret du 28 mai) pour qu’enfin,
avec la montée de la gauche au pouvoir et les nombreuses avancées
sur le droit syndical (et donc des travailleurs) soient fixées
des règles communes à l’ensemble des administrations
de l’Etat en ce qui concerne l’hygiène, la sécurité et
la médecine de prévention. Pourtant le texte de 1982,
qui transpose en partie aux agents de l’Etat les dispositions
du code du travail relatives à l’hygiène, la
sécurité et la médecine du travail et prévoit
des adaptations tenant compte des spécificités de l’administration,
se limite à définir quelques grandes règles
générales, en laissant le soin à chaque ministère
de déterminer leurs modalités d’application.
Il faut noter qu’une loi du 23 décembre 1982 (concernant
le secteur privé) a étendu les attributions des CHS
relevant du code du travail, qui sont devenus des CHSCT prenant en
compte les Conditions de Travail. Mais le décret du 28 mai
1982, pris lui pour la Fonction Publique, n’a pas été modifié pour
autant. Ce qui fait que pour la Fonction Publique le lien entre ces
notions n’est toujours pas effectif, et que nous n’avons
pas de CHSCT mais des CHS.
Les négociations engagées en 1992 avec les fédérations
de fonctionnaires ont abouti en 1994 à la signature d’un
protocole d’accord (à l’exception de la CGT) sur
l’hygiène et la sécurité ainsi que la
médecine de prévention dans la Fonction Publique d’Etat.
Les dispositions du protocole ont fait l’objet d’une
traduction réglementaire au sein du décret du 9 mai
1995 modifiant ainsi le décret du 28 mai 1982.
Ceci, ajouté aux apports du droit communautaire européen
qui depuis le milieu des années 80 est à l’origine
d’avancées législatives en matières de
santé et de sécurité au travail (travail sur écran,
droit de retrait...), a encore fait avancer le texte.
Les mesures nouvelles réduisent encore l’écart
entre la Fonction Publique et le secteur privé, et représentent
des avancées garantissant mieux la protection et la sécurité des
agents au travail : création systématique de CHS
au niveau local, amélioration du fonctionnement des CHS, accroissement
de la formation de leurs membres, renforcement des fonctions de contrôle,
exercice du droit de retrait, renforcement du suivi médical,
responsabilité des chefs de service. En revanche, il n’est
toujours pas question d’étendre pleinement les
attributions des CHS aux conditions de travail et, plus particulièrement à l’organisation
du travail (rythmes, charges, horaires...).
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Au MCC
Parce que nous sommes dans une administration, nous avons tendance à penser
que nous ne sommes « pas à plaindre »,
que « globalement » les conditions de travail
sont « bonnes » et que les risques sont « minimes ».
C’est oublier tout d’abord qu’il y a des métiers à risque
dans notre ministère (chauffeur, agent de surveillance, personnel
allant régulièrement ou travaillant sur des sites en
chantiers, personnel des ateliers maniant des substances dangereuses,
personnels en déplacements récurrents, ...).
C’est oublier aussi qu’il y a des personnels qui travaillent
régulièrement dans des sites historiques où l’hygiène,
la sécurité et le confort de travail sont quasi inexistants
(monuments historiques ˆ par exemple Les tours Notre-Dame de
Paris : travail quasi constant en extérieur, vestiaires
réduits à un petit placard dans des lieux souvent peu
salubres (voire insalubres), une seule toilette située
dans une zone élevée, pas d’espace de repos,
pas de distributeur de boissons chaudes, etc.).
C’est oublier enfin que même dans un espace administratif
de bureau les conditions de travail peuvent être mauvaises :
présence d’amiante, vieille peinture au plomb, température
difficile, climatisation donc risque de légionellose ou autre
maladie, mais encore stress dû aux surcharges de travail dues
elle-même au sous-effectif constant, horaires délirants,
pression de la hiérarchie...
En matière de santé au travail, face à une
administration parfois ou souvent de mauvaise volonté et tout à coup
sans moyens financiers ou humains lorsqu’il s’agit d’assurer
la sécurité et d’améliorer les conditions
de travail des agents, mais qui mesure très bien dans le même
temps les lourdes responsabilités qui pèsent sur ses épaules
en matière d’hygiène et de sécurité et
les poursuites pénales graves pouvant être menées
contre elle (c’est à dire contre les personnes même
qui engagent leur propre responsabilité au niveau pénal)...
le rôle des organisations syndicales et des agents eux-mêmes
est essentiel.
De plus le CHS est une des rares instances (avec le CNAS) où les
représentants du personnel sont plus nombreux que les représentants
de l’administration. Ce n’est donc pas une instance paritaire
et en ce sens, même si elle demeure consultative, elle est
plus contraignante pour l’administration qu’un CTP, les
votes pouvant y être clairement défavorables.
Le CHS n’est donc pas l’instance mineure où l’on
traite essentiellement des problèmes de toilettes bouchées
ou de peintures à refaire, comme on le croit trop souvent.
Ou encore une instance hyper-technique que seuls des spécialistes
peuvent traiter. C’est bel et bien pour SUD Culture Solidaires
une instance « politique » et que nous abordons
comme telle.
Pour SUD Culture Solidaires le travail syndical au CHS se fait :
en faisant remonter les problèmes réels des personnels ;
en montant des dossiers et en demandant que des points soient mis à l’ordre
du jour des séances (plutôt que d’attendre que
l’administration les propose, ce qu’elle ne fera que
si ça ne l’ennuie pas) ; en ayant comme cheval
de bataille la concertation des personnels lors de tout changement
dans leurs conditions de travail ; en ne prenant pas les dossiers
par le petit bout de la lorgnette mais en réfléchissant
de manière plus globale et en cherchant les causes profondes
de tel dysfonctionnement ou de tel malaise dans un espace de travail
donné ; en faisant avancer le droit à notre niveau ;
en forçant le plus possible l’administration à prendre
en compte la santé et la sécurité de tous les
salariés qui travaillent sur le site et non les seuls agents(titulaires
ou non) qui sont sous sa tutelle, ce qui soulève, par exemple,
le thème du développement de l’externalisation
des missions de service public avec une précarisation et un
non-respect facilité des conditions d’hygiène,
de sécurité et de confort des salariés qui sont
ainsi employés (voir les revendications SUD Culture Solidaires
sur ce sujet au chapitre « 10 - 10 » de cette
résolution).
L’amélioration des conditions de travail fait partie,
avec l’augmentation salariale et la réduction du temps
de travail, des premières revendications ouvrières.
De plus la façon dont sont traités en terme de confort
et de santé au travail les différents métiers
et emplois en dit sociologiquement long sur la façon dont
chacun est perçu par l’administration et la hiérarchie
en générale. C’est pourquoi, nous nous engageons
et nous continuerons à nous engager dans le travail syndical
au CHS.
Enfin, si le rôle des syndicalistes est crucial en terme de
conditions de travail et de santé au travail, le rôle
des agents est primordial : C’est pourquoi nous militons
pour une formation et une information régulière des
salariés sur ces thèmes.
haut de page
SUD Culture Solidaires revendique :
- au moins 3 CHS par an.
- (la reconnaissance explicite que le champs du CHS (Comité d’Hygiène
et de Sécurité) comprend les « conditions
de travail ». Pour cela nous revendiquons que les CHS
se nomment des CHS-CT, comme c’est le cas dans le secteur
privé.
- que les personnels relevant du droit privé (associatifs
ou personnels des sociétés extérieures) soient
compris dans le champ des CHS du MCC. Suivant en cela le code du
travail qui prévoit que tous les travailleurs, y compris
ceux relevant du privé, d’un site d’administration
sont concernés par son CHS. Nous revendiquons donc la mise
en place de CHS de site incluant tous les salariés.
- la mise en place dans tous les sites d’un panneaux d’affichage
CHS géré par l’administration (liste des siégeants,
adresses ou coordonnées des médecins de prévention,
ACMO, inspecteur, etc.).
- que les ACMO et les inspecteurs(trices) CHS soient systématiquement
présents lors de tout CHS et aient la possibilité de
s’y exprimer.
- mise en place systématique sur tous les sites MCC et sous
tutelle, d’une procédure explicite (et concertée
en CHS) d’urgence et d’interpellation des membres
du C.H.S. afin qu’ils soient informés immédiatement
de la survenance des accidents, notamment graves, pour qu’une
enquête puisse être effectuée le plus rapidement
possible.
- que lors des débats du CHS les suppléants présents
en même temps que le titulaire du siège aient droit à la
parole et ce de façon réglementaire (inscrit au règlement
intérieur).
- que les représentants du personnels aient réglementairement
le droit de faire toutes les visites de locaux de travail qu’ils
souhaitent, même en dehors de la présence de représentant
de l’administration, et ce sur tous les sites MCC, y compris
sur ceux où leur organisation syndicale n’est pas
représentative (du moment que cette dernière est
représentative au niveau national). Ce droit d’accès
devant être individuel pour les membres du C.H.S. et non
pas seulement ouvert aux délégations paritaires ou
lors d’une mission confiée officiellement par le C.H.S.
- la rédaction immédiate et régulière
d’un relevé de décision écrit et acté par
l’administration (suite aux débats de la séance)
après chaque CHS ou visite de site, et l’affichage
de celui-ci dans le panneau réservé au CHS ou à la
communication interne de l’administration.
- que les différents rapports de maintenance et de vérification
ayant trait à la signalisation incendie, aux machines diverses
employées dans les locaux de travail, au diagnostic amiante
ou plomb ... soient portés à la connaissance systématique
des membres du C.H.S., et notamment à celles des représentants
du personnel.
- concernant l’ACMO (agent chargé de la mise en œuvre
- sous entendu « de la politique d’hygiène
et de sécurité ») nous revendiquons :
- La mise en place systématique d’une information
claire pré-recrutement sur les rôles et missions
de l’ACMO afin que les postulants soient bien conscients
de leur champ de compétence future ;
- La mise en place systématique, et dès le recrutement
de l’agent désigné ACMO, d’un plan
de formation continue sur l’hygiène, la sécurité,
la santé au travail ainsi que les conditions de travail.
- Un abaissement de la charge de travail habituelle pour l’agent
désigné ACMO et exerçant d’autres
fonctions au sein de son entité de travail (en effet,
trop souvent ses missions sont prises en surplus de ses tâches
habituelles) en fonction de ses heures effectuées dans
son rôle d’ACMO ; voire la mise en place d’agent
ACMO à plein temps lorsque l’ampleur de la tâche
(site très grand et / ou regroupant un grand nombre de
salariés et/ou à risque particulier).
- Une réelle indépendance dans son rôle de
conseil et d’alerte auprès de son chef de service
notamment par la prise en charge de sa notation par un notateur
autre que celui-ci.
- L’impossibilité que l’agent ACMO cumule
les fonctions d’inspection.
- en ce qui concerne l’inspection au niveau national :
- Un effectif suffisant pour couvrir, sans surcharge de travail
ou inefficacité, tout le territoire (l’effectif
actuel se bornant à cinq postes et encore, tous ne sont
pas pourvus et ce pour les 250 sites du ministère) c’est à dire
encore et toujours plus d’emplois.
- de plus l’organisation même du service d’inspection
met à mal l’efficacité de ce dernier. En effet,
l’administration a choisit d’organiser l’inspection
nationale en plusieurs pôles thématiques (les musées,
les DRAC, etc.) et non en pôles géographiques. De
fait, avec 5 personnes il était bien difficile d’avoir
l’intention de couvrir tout le territoire ! ! !
Nous revendiquons donc qu’en surplus des pôles thématiques
de l’inspection nationale, soit rendu vivant et efficace
un véritable maillage géographique sur tout le territoire
comprenant ACMO, inspecteurs (pour les Etablissements Publics)
et médecins du travail.
- un état des lieux, fourni par le MCC, des moyens humains
sur toutes les missions ACMO, inspection, médecine du travail,
et ce, département par département.
- une formation obligatoire post-recrutement comprenant systématiquement
un module concernant les difficultés spécifiques
du poste de travail, l’exercice du droit de retrait
et les droits en terme de CHS de chaque agent.
- une formation d’a minima 5 jours par an pour les membres
du CHS, avec une facilité octroyée pour toute demande
supplémentaire de formation des siégeants CHS ou
agents impliqués peu ou prou dans cette démarche
(serre-file, équipe d’intervention et agents en zones
muséographiques ou d’accueil...) ou tout salarié intéressé par
ces problèmes.
- bien que la loi le prévoit, il nous paraît crucial
de réaffirmer ici, et dans le contexte de régression
sociale actuel, que nous revendiquons :
- que tous les salariés MCC (tous statuts confondus)
doivent bénéficier d’une formation pratique
et appropriée en matière d’hygiène
et de sécurité lors de l’entrée
en fonction ; lorsque, par suite d’un changement
de fonctions, de technique, de matériel ou d’une
transformation de locaux, les agents se trouvent exposés à des
risques nouveaux ; en cas d’accident de service
ou de maladie professionnelle ou à caractère
professionnel ayant entraîné mort d’homme
ou paraissant devoir entraîner une incapacité permanente
ou ayant révélé l’existence d’un
danger grave, même si les conséquences ont pu être évitées ;
ou encore en cas d’accident de service ou de maladie
professionnelle ou à caractère professionnel
présentant un caractère répété à un même
poste de travail ou à des postes de travail similaires
ou dans une même fonction ou dans des fonctions similaires ;
enfin, à la demande du médecin de prévention
une formation peut également être organisée
au profit des agents qui reprennent leur activité après
un arrêt de travail consécutif à un accident
de service ou à une maladie professionnelle.
Cette liste nécessite, afin d’être complétée,
un travail revendicatif à continuer sur le futur mandat.
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8 - 4 - Revendications spécifiques sur la CAP
SUD Culture Solidaires revendique :
- la transparence des éléments de la CAP : Affichage
ou envoi aux agents concernés (ayant droits de la CAP) les
listes de l’administration. En l’absence du respect
de cette mesure, SUD Culture Solidaires joindra les listes des
administrations à ses comptes-rendus de CAP.
- l’envoi systématique fait par l’administration
aux agents ayant droits d’un courrier leur signalant qu’ils
sont promouvables à tel ou tel grade.
- (la mise en place systématique par l’administration,
et pour toutes les CAP, d’une réunion préparatoire à la
séance. Car, bien que cette réunion soit de droit,
elle n’est pas mise en place sur toutes les CAP.
- que l’administration intègre les critères
prioritaires d’âge et d’ancienneté dans
le corps. Nous nous déclarons en effet totalement opposés à toute
idée de « mérite » entrant
dans l’attribution d’une promotion (celle-ci devant être
pour nous attribuée automatiquement lorsque l’agent
est parvenu à tel ou tel échelon).
- que le nombre de promouvables donc soit égal au nombre
de promus.
- pas de non-titularisation après l’année de
stage sans au moins une prolongation de stage avec (en accord avec
l’agent) la possibilité de faire cette prolongation
sur une nouvelle affectation. Nous revendiquons une vraie deuxième
chance pour les stagiaires ayant rencontré des difficultés
sur leur premier poste.
- que le stagiaire ait accès systématiquement à son
rapport de stage fait par sa hiérarchie, et ce en amont
de la CAP, afin qu’il puisse monter sa défense.
8 - 5 - Revendications spécifiques sur la CCP
SUD Culture Solidaires revendique :
- un renforcement des rôles de la CCP, avec la possibilité d’y
aborder les grilles générales des salaires des contractuels
et leur évolution, ainsi que les problèmes spécifiques
aux contractuels au MCC.
- une CCP qui se réunisse au moins 3 fois dans l’année
(et pas seulement en formation disciplinaire).
- l’élargissement du champ de la CCP incluant ainsi
tous les « vacataires permanents ».
8 - 6 - Revendications spécifiques sur le CA
Les Conseils d’Administration (CA) n’existent que dans
les établissements publics (EPA, EPIC, etc.) et les entreprises
publiques. Seules instances de décisions à proprement
parlé, ils ne sont pas des lieux de « dialogue
social », mais la présence de représentants
du personnel élus sur des listes syndicales en leur sein nous
les fait inclure dans ce chapitre.
SUD Culture Solidaires est représenté dans plusieurs
CA d’entités du MCC ou sous tutelle de ce dernier.
Il ne nous a pas été possible jusqu’à présent
de monter clairement des revendications spécifiques et homogènes
sur cette instance, c’est donc un de nos objectifs pour les
3 ans à venir. Il est crucial que nous y parvenions. En effet,
les CA sont des endroits où sont présentes en même
temps : la direction de l’établissement, les tutelles
(représentants de la DAG, du MCC, du ministère du budget)
et des personnalités extérieures (journalistes, experts,
chefs d’entreprise, élus, etc.). Ce sont donc pour nous
des endroits tout à fait stratégiques où nos
analyses et expressions, si elles ne sont pas souvent suivies, peuvent
du moins être entendues et connues.
De plus, le CA a ceci de particulier par rapport aux instances de
dialogue social, c’est que les siégeants - y compris
ceux de l’administration - y sont dits « administrateurs » et
sont plus indépendants sur leurs votes que lors d’un
CTP (par exemple). Ceci permet une marge de manœuvre en terme
de persuasion (même minime) pour les représentants du
personnel si tant est qu’ils ne tombent pas dans le piège
de l’instance : se prendre pour des « administrateurs » à titre
personnel et oublier la réflexion et la discussion collective.
Même si le nombre des représentants du personnel est
moindre par rapport à ceux des administrations et autres,
il est pour notre syndicat indispensable que ceux-ci s’emparent
des CA et en saisissent pleinement les enjeux et opportunités
pour les personnels.
SUD Culture Solidaires revendique :
- une représentation des personnels plus nombreuse dans
les CA.
- plus de jours d’autorisation d’absence pour les représentants
du personnel siégeants au CA, afin de leur permettre d’étudier
les dossiers sur la longueur, de faire un travail d’information
et de concertation avec les personnels, etc.
(un accès facilité aux documents administratifs concernant
l’établissement ou l’entité pour laquelle
ils siègent au CA.
(une formation sur le fonctionnement du CA et donnant des notions
d’appréciation d’un budget proposée à chaque
nouveau mandat pour les représentants du personnel, qui puisse
comprendre une formation continue (au choix de la personne), et qui
puisse être suivie par un représentant du personnel
non siégeant au CA si les siégeants ont déjà suivie
une telle formation ou ne souhaitent pas la suivre.
Cette liste nécessite, afin d’être complétée,
un travail revendicatif à continuer sur le futur mandat.
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