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Historique

Le syndicat SUD-CULTURE est né en décembre 1996, date anniversaire du mouvement social de décembre 1995, ce qui n'est pas un simple hasard. En effet, les militants à l'origine de sa création sortaient pour la plupart de la CDFT avec laquelle ils n'étaient plus en phase.

Les positions prises par leur confédération pendant le conflit de 95, puis les orientations du congrès qui suivi et enfin les difficultés et entraves qu'ils rencontraient dans leur volonté commune d'exprimer syndicalement leur soutien aux diverses luttes citoyennes ; ainsi que l'émergence concomitante d'un nouveau type de syndicalisme dit " de transformation sociale et de contre-pouvoir " tel que SUD-PTT premier SUD à voir le jour) furent en cela déterminantes.

Ainsi, au-delà de la déception qu'ils étaient en train de vivre, c'était bien cet idéal de lutte qui les réunissait et qui leur faisait apparaître comme une évidence :
Il fallait créer un syndicat SUD dans le secteurs de la CULTURE

D'abord animé par des militants syndicalistes en rupture avec leur ancienne confédération issus du ministère de la culture, Sud Culture a ensuite été rejoint par des adhérents tant du secteur Privé que du secteur Public pour lesquels le syndicalisme, en dehors de défendre des intérêts professionnels, se devait d'avoir une réflexion et une action sur la société dans son ensemble et sur les pratiques démocratiques les plus quotidiennes.

Il est à noter que nombre de ces militants étaient des primo-syndicalistes, et qu'après sa création il n'y eut pas (comme se fût le cas pour d'autres secteurs d'activité) un rush immédiat des " déçus " de la confédération CFDT comme on aurait pût l'imaginer.

Notre syndicat a donc eut a fournir dès ses débuts un gros effort de formation et d'auto-formation pour arriver à faire face à un dévelloppement assez rapide.

En juin 1999
notre premier congrès
fût un congrès fondateur

Les objectifs que devaient se donner SUD Culture ne pouvaient être clarifiés que si nous partagions globalement l'analyse de la situation qui était la nôtre en cette fin de siècle :

-Le néolibéralisme impose à la terre entière un mode de pensée unique et une domination sans partage sur le monde.

-La mondialisation s'accompagne partout d'un saccage écologique, d'une explosion des inégalités, et d'un retour massif de la pauvreté et du chômage.

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Les bases écrites fondatrices de notre organisation se sont définies par trois plans :

- Un abécédaire, qui de façon ludique égrenait avec l'alphabet nombre de thèmes qui fédèrent nos luttes;

- Un rappel exhaustif de nos fondements qui de la retraite en passant par le projet de transformation sociale passait par la titularisation des vacataires pour aboutir à la démocratisation et la socialisation de la Culture et à la lutte contre toutes les exclusions et le soutien aux organisations impliquées sur d'autres terrains de lutte ( AC DAL Droits devant Sans pap., Ras le Front…)
Nos moyens se résumaient à l'époque à deux permanents à mi-temps et un local exigu partagé avec la section SUD Louvre…

- Un texte sur les Orientations et organisation de notre syndicat.


Le congrès de juin 1999 permit également au Syndicat de se doter d'un statut et d'un règlement en phase avec ses contraintes et sa volonté de démocratie interne.

Le manque de temps durant ce congrès ne permit pas cependant d'aboutir à un consensus et à des débats approfondis sur tous les points de la plate forme d'orientation.

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Un certain nombre d'entre eux durent être confiés à des groupes de travail ultérieurs au congrès qui devraient rapporter à l'assemblée générale annuelle des adhérents, prévue par les nouveaux statuts, les synthèses des groupes.

Ces points du rapport d'orientation étaient :

- Titularisation des vacataires avec ou sans concours, possibilité de contrats à durée indéterminée etc.

- Fonctionnement des DRAC ( manque de transparence dans l'attribution des aides...)
Démocratie interne instances paritaires, instances de représentation secteur privé,

- Droit de vote des immigrés ( local ou toutes consultations ?).

- Abolition de la peine de mort et lutte contre elle dans tous les pays ou elle existe.

Les groupes de réflexion eurent des fortunes diverses et aboutirent à des synthèses proposées à l'assemblée générale en octobre 2000, qui, en dépit de son relatif succès, ne put obtenir le quorum très élevé que nous nous étions fixé.

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SUD Culture de 1999 à 2002

1 - Ministère de la Culture et de la communication

Sur toute cette période, les idées et causes que nous défendons progressent au sein des personnels de notre département ministèriel.

Nos engagements auprès des personnels les plus en difficulté et des précaires (internes ou externes), notre présence active sur tous les conflits (que parfois nous initions), notre travail quotidien sur le terrain dans les endroits ou nos militants sont présents et ont les moyens réels d'action (sections et / ou siège dans les instance du site) , notre pugnacité et notre travail revendicatif face à notre administration, font peu à peu reconnaître qu'il y aune place pour SUD Culture dans la représentativité du MCC.

décembre 2000 et février 2001
Si un objectif fut rempli, ce fut bien celui d'avoir un siège au CTP du Ministère de la Culture.

En effet, le référendum de décembre 2000 permit à SUD Culture non seulement d'obtenir un siège au CTP ministériel, sésame qui permet la reconnaissance statutaire de représentativité ministérielle mais également dans nombre de directions nationales :

- CTP Direction Architecture et Patrimoine,

- CTP Direction Administration Générale,

- DLL

- etc...

ainsi que dans de grands établissements Louvre, mais aussi Bibliothèque Nationale de France.
Plus remarquable, la forte progression que nous avons enregistrée là où nous étions déjà implantés :

- au Louvre nous passons de un à trois sièges,

- sur les deux DRAC normandes nous passons de trois à 7 sièges ( sur 8),

- au Conservatoire de musique de Lyon nous passons de un à quatre sièges (sur six).

Ce qui tentait de démonter que quand les équipes pouvaient être en action localement les personnels tendaient à leur accorder confiance…cette situation se vérifie aussi dans les secteurs de droit privé que nous allons examiner plus loin.
Sans parler des implantations nouvelles obtenues dans à peu près tous les secteurs de la culture, écoles d'architecture, DRAC etc.…( résultats )

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Suite à ces résultats, SUD Culture s'est vue attribuer en application du droit syndical, plus de moyens aussitôt mis au service de tous : aussi bien en interne (vers les sections SUD Culture, tant du secteur public que du privé) qu'en externe (par l'aide et le soutien apporté à diverses structures militantes et autres associations de lutte).


En 2002
Suite à la création de l'établissement public INRAP ( ex AFAN, association de droit privé) Institut National de recherche de l'Archéologie Préventive, SUD Culture est entré au CTP et est donc devenu représentatif dans un établissement comprenant 1200 agents.

Commissions administratives paritaires et Consultatives paritaires : ces commissions qui sont appelés à siéger pour suivre les personnels titulaires et contractuels voient leurs représentants être renouvelés tous les trois ans.
Nous sommes présents, dans une liste commune SUD CGT, au sein de la CAP des secrétaires administratifs de centrale ( 3 sièges/6) , nos autres tentatives pour nous présenter n'ont pas permis, à ce moment là, d'obtenir d'autre siège.

CCP des contractuels, ( mars 2002) un réel succès :
La liste SUD Culture remporte près de 20% et 1 siège (sur 5 à pourvoir) dès la première présentation !

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2 - Dans le secteurs privé

Sur toute cette période, les idées et causes que nous défendons progressent également beucoup dans le secteur privé du champ culturel. Le nombre d'adhérents y est aussi nombreux (voire plus) que dans le secteur publice (ce qui s'équilibrera par la suite)L

Les créations de sections sont nombreuses et diversifiées. Ceci malgré la contrainte constante des règles de représentativités injustes qui entravent la création de section syndicale émanant d'organisation non reconnue d'emblée comme historiquement représentatives.

S'en suivra moult procès, que nous gagnerons pratiquement tous.

Les élections par ailleurs ont toujours enterrinées, elles, la reconnaissance de notre représentativité et notre travail militant :

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Dans les EPIC dépendant du ministère de la Culture :

- La Cité des sciences et de l'industrie
(mars 2001) environ 900 salariés :
Lorsque la section fut créée en septembre 2000, la Direction de la Cité des Sciences nous assigna en référé au tribunal de grande instance de Paris, avec demande de condamnation à 15000F.
Ce procès fut gagner par SUD Culture.

Les élections CE (Comité d'Entreprose) et DP (délégués du personnel) nous permirent, dès notre première présentation, d'obtenir 38% des voix au CE, 33% chez les DP, soit de devenir la première organisation de l'établissement.

- Cité de la musique
( janvier 2002) environ 300 salariés :
Elections du Conseil d'administration : 3 sièges SUD ; deux sièges CFTC, majorité relative dans les DP, résultats du même niveau que celle de la Cité des sciences, la mise place de la section ne provoqua aucune réaction de la part de la Direction, qui a peut-être été échaudée par ce qui se passa à la Cité des Sciences, voisine immédiate puisque les deux établissements sont sur le site de la Villette.

- etc....

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Dans les secteurs totalement hors MCC

Communication, Audiovisuel Cinéma

- TV5
250 salariés ( 2001)équivalent temps plein soit plus de 300 individus (pigistes)
La section a été mise en place en 1999, ce qui a entraîné un procès par la direction qui a eu en outre le soutien de la CFDT qui a envoyé un avocat pour appuyer le recours. Procès gagné par SUD.

Les premières élections en 1999 ont prouvé notre représentativité ( 1/3 des voix).
En 2001, la section SUD a fortement progressé en deux ans pour aboutir à la majorité absolue des sièges et des voix au CE et DP en 2001.

Entre temps la mise en place de la RTT avec l'accord de SUD a été l'objet d'enjeux et de négociations importantes et permis la mise en place de la semaine de quatre jours.
DP 4 titulaires 4 suppléants CE 4 titulaires, 4 suppléants.

- MK2 2001
70 salariés :

La direction des cinémas MK2 a fait un procès à la section lors de sa mise en place, procès perdu par SUD C.( le seul), mais un deuxième tour des élections, le lendemain du jugement nous a permis d'être reconnus représentatifs (de fait) avec 50% des suffrages.

- IMA
160 salariés(2001) :

Première section de droit privé qui a adhéré à SUD Culture, après un procès gagné en 1997. S'est présentée trois fois aux suffrages avec une progression régulière ; Actuellement SUD Culture a 6 sièges délégués du personnel sur 14.

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Secteur Socio culturel


- MJC (mars 2002) :
Pour la première fois SUD se présente dans le secteur socio-culturel, historiquement fief absolu de la CGT en effectuant une réelle percée (CGT 45% = 3 sièges, SUD 37% = 3 sièges, CFDT 18 = 1 siège) avec 94% de participation au vote (!!!)
La CGT n'est plus majoritaire pour la 1ère fois depuis la création des MJC.
Au conseil d'administration national, la CFDT perd son Siège au profit de SUD, la CGT maintient ses deux sièges.

Sur la période d'autres avancées auront lieu dans un certain nombre de petites entreprises culturelles.
L'ensemble de ces résultats, secteurs privés, secteurs publics démontre qu'à l'époque nous sommes, comme aujourd'hui encore, en progression dans tous les secteurs et que nous ne connaissons pas de recul.
En dépit de nos difficultés de fonctionnement, c'est alors, comme toujours, une réalité têtue et une responsabilité réelle, mais aussi un réel encouragement sur nos secteurs.