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Annexe

Charte de l’adhérent/e de SUD-Culture

La charte de l'adhérent/e a été adoptée lors du Congrès de 2002. Elle a pour objectif de donner en quelques lignes et en quelques pages quelques uns des principes que nous nous sommes donnés collectivement.

Diffusée à l'ensemble des adhérents après le Congrès, elle est systématiquement adressée à toute nouvelle demande d'adhésion avec les statuts du syndicat.
Pour nous, le salarié qui décide d'adhérer à un syndicat doit être en accord avec les positions et propositions de celui-ci et pour cela il doit en connaître très rapidement les bases, afin d'adhérer en toute connaissance de cause. 

La Charte de l'adhérent/e permet ainsi à chacun/e d'avoir un minimum d'éléments de compréhension de Sud Culture et de Solidaires.

L’adhérent/e est la base même du syndicat 

Décider d’adhérer est le résultat d’un choix individuel ;  

Cette décision implique un certain nombre de devoirs de la part du syndicat envers l’adhérent/e - principalement des devoirs de défense, de formation, d’information et de consultation ;  

L’adhérent/e peut décider, ou non, de militer au sein du syndicat ;  

L’adhérent/e peut décider, ou non, selon les modalités prévues par les statuts et règlements du syndicat, d’assumer des responsabilités au sein de celui-ci ;

Assumer des responsabilités implique pour l’adhérent/e un certain nombre de devoirs (information et consultation des adhérent/e/s qu’il/elle représente, participation régulière aux instances pour lesquelles il/elle est mandaté/e et aux instances internes du syndicat).

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Conformément à ses statuts, le syndicat est la poursuite sous une forme spécifique, de l’objectif de construction d’un syndicalisme :

- de transformation sociale dans la perspective de la construction d’une société autogestionnaire et égalitaire, anticapitaliste et anti-totalitaire ; - indépendant de l’Etat, du patronat et de tout groupe politique ;

- pluraliste et fédéraliste, c’est à dire acceptant en son sein la pluralité des opinions, hors l’affichage et la diffusion d’opinions sexistes, xénophobes ou racistes, et reconnaissant à tous/tes le droit d’opinion sur la base du respect des mandats syndicaux ;

- reposant sur la mobilisation, l’action et la négociation, et cherchant dans la lutte à réaliser l’unité la plus large des citoyens et la démocratie;

- ne se réfugiant pas dans des intérêts catégoriels et corporatistes, mais ayant une vision interprofessionnelle ;

- faisant de la lutte contre la précarité, les exclusions, les inégalités, les discriminations une priorité et à ce titre, partenaire des structures citoyennes impliquées dans ces mêmes combats ;

- cherchant à développer une stratégie et une pratique syndicale permettant aux salariés de mieux faire le lien entre ce qu’ils vivent au quotidien sur leur lieu de travail et une mondialisation libérale et financière en marche d’un bout à l’autre de la planète.

- oeuvrant pour l’émancipation des individus afin qu’ils puissent penser et agir sur leur environnement de travail et être acteurs de leur vie.

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Pour tout/e adhérent/e, adhérer à SUD Culture c’est :  

- adhérer aux statuts, règlements et orientations du syndicat ;

- acquitter sa cotisation ;

- se reconnaître – ou ne pas être en opposition - avec les positions affichées, défendues collectivement par le syndicat, à savoir :

Sur la base d’études, travaux, réflexions… - en particulier dans le cadre de l’Union syndicale G10 Solidaires - visant à la mise en place d’une autre politique économique et sociale, une juste répartition des richesses et des revenus et une égalité des droits, nous revendiquons (entre autres) : 

L’arrêt de la précarité comme norme d’emploi et le droit pour tous à un emploi stable et correctement rémunéré ;  

Le plein emploi et la réduction massive du temps de travail avec création d’emplois correspondants, sans perte de salaire, sans flexibilité ;  

L’harmonisation des différents régimes de retraite, avec droit à la retraite pleine à 60 ans, sur la base de 37,5 annuités maximum et le maintien du principe de répartition;  

La création d’un revenu universel minimum et l’élargissement des minima sociaux, notamment aux jeunes dès leur majorité ou leur émancipation ; 

La progression du pouvoir d’achat à travers l’augmentation, de manière significative, des minima sociaux, des revenus sociaux et des salaires (avec priorité pour les plus bas d’entre eux), dans le sens d’une réduction des écarts sociaux). La reconnaissance de droits économiques et sociaux fondamentaux : droit au revenu, au logement, aux transports, à la santé, à l’éducation, à la culture… ;  

L’instauration d’un régime universel de l’assurance maladie de haut niveau allant vers la gratuité totale des soins ;  

L’égalité professionnelle et salariale entre les hommes et les femmes ;  

La mise en place de mesures concrètes contre toutes les formes de discrimination, qui frappent notamment les femmes, les immigrés, les jeunes (plus particulièrement issus des milieux défavorisés), les handicapés, les minorités……  

La suppression des conditions de nationalité qui existent dans de nombreux emplois (du privé comme du public) ;

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Pour nous, assurer l’accès égalitaire de tous les citoyens aux mêmes prestations c’est se battre pour le service public. Par essence au service du public, il doit le rester et contribuer ainsi à la cohésion sociale. Défendre le service public, cela passe pour nous (entre autres) :  

Par une politique de dépenses publiques basée sur leur utilité collective, sociale et économique et l’extension de l’intervention publique à d’autres domaines pour répondre aux besoins croissants et diversifiés de la population ;  

Par la lutte contre la déréglementation, la libéralisation, la privatisation, le démantèlement des services publics ;

Par une fiscalité juste visant d’une part à baisser la taxation des revenus du travail et des consommations de première nécessité et, d’autre part, à augmenter la taxation des revenus financiers et des gros patrimoines ;  

Par la création d’emplois dans le secteur public et la mise en place de plans de titularisation sans concours des personnels précaires de tous statuts.

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Nous défendons le pluralisme culturel, la liberté totale pour les artistes, la défense des professionnels quelle que soit la discipline, l’accès à la culture et aux pratiques culturelles le plus large, surtout pour ceux qui vivent dans la précarité et l’exclusion. Nous luttons pour une vraie politique publique culturelle qui soit (entre autres) :  

Accessible au plus grand nombre, avec des tarifs de spectacles accessibles à tous, la gratuité pour les sans ressources, des tarifs réduits pour les précaires et les étudiants ;

Favorisant la rencontre des cultures dans le respect de l’autonomie culturelle et de l’identité collective des populations, œuvrant pour le lien social et contrant ainsi la volonté de domination, de contrôle et d’uniformisation bénéfiques aux seuls grands groupes marchands des pays industrialisés ;  

Avec de réels moyens humains et financiers à tous les niveaux (Etat, région, département, commune), au-delà même du caractère factice d’affichage du fameux 1% minimum pour le Budget de la culture, largement insuffisant.

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Partisans d’un syndicalisme impliqué dans la vie de la Cité, nous avons fait de la lutte contre la précarité, les exclusions, les discriminations… le fondement de notre engagement.

Ce combat, nous le menons à travers des interventions propres à notre champ de compétence mais aussi externes à celui-ci, c’est pourquoi (entre autres) :  

Nous sommes engagés auprès de ceux qui luttent contre toutes les formes d’exclusions, et plus particulièrement tous les “sans ” : sans-papiers, sans-travail, sans-logement ;  

Nous soutenons, aidons, travaillons et luttons avec les organisations structurées sur ces terrains de lutte (AC ! , DAL, Droits devant ! !, Collectifs sans- papiers, Ras le Front…) ;  

Nous luttons pour la satisfaction des revendications des sans-papiers (régularisation de tous par une carte de 10 ans, abrogation des lois anti-immigrés et de la double-peine, fermeture des centres de rétention …) ;  

Nous luttons pour la liberté de circulation et d’installation des individus et l’égalité des droits des populations immigrées (droit de vote en particulier) ;  

Nous participons à des structures de réflexion et de lutte qui dénoncent sous toutes ses formes la mondialisation financière du capital et une vision de l’Europe où seule prime la loi du marché et où les préoccupations humaines, sociales et démocratiques sont oubliées.

Adhérer à SUD Culture c’est militer pour un projet social émancipateur, pour un syndicalisme qui agit avec les salariés, et non à leur place, pour un syndicalisme de lutte et de contre-pouvoirs ancré dans les réalités de la société…… pour mieux la transformer.

La présente charte doit obligatoirement être remise à chaque nouvel adhérent(e).

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